28 avril 2010

Edito

Chers tous,

tout arrive et le printemps aussi : les températures décollent, le rhume des foins caracole, les papillons batifolent, et les films fleurissent avec plus ou moins de bonheur. Quant aux membres du groupe Facebook de Mauvaises Langues, ils poussent comme des pâquerettes (ceci est encore une blague de geek, le premier qui replace la citation gagne un Carambar virtuel) : bref, on est très très très contents.

Pour rester dans la tendance, je vous annonce l'éclosion prochaine de deux nouveautés fascinantes : un tag "Culture G." pour faire le point sur quelques fondamentaux à connaître même sans les avoir vus, et un tag "Top 5" dans lequel vous avez de fortes chances de trouver tout et son contraire, le bon avec le pire, le culte avec l'inculte, le plus authentique sérieux et la plus mauvaise foi du monde.

Sur ces promesses d'abondance je vous laisse, chers lecteurs, retourner à vos bucoliques occupations : continuez de nous lire, soyez chics et critiques, nous avons connu notre première vraie révolte d'abonné(e), nous avons lu, retenu, survécu, et nous sommes toujours là, pour le meilleur et pour le pire, éthiques, lyriques et sympathiques : restez, croissez et multipliez, soyez chics !


Noémie.

9 commentaires:

Elise a dit…

Aujourd'hui j'ai vu La Belle et la Bête de Cocteau au MK2 Bibliothèque, et Jean Marais jouait vraiment comme une quiche.

Voilà, c'est tout.

Je t'aime, blog.

noémie a dit…

Je ne suis pas du tout d'accord : on se bat ? :-P

Cependant, comme je cultive mes contradictions avec générosité, je te donne de quoi renforcer ton point de vue : http://www.youtube.com/watch?v=JoKzngPofiA

Bien entendu, c'est fait exprès, c'est du 220e degré, c'est très fort, c'est presque insoutenable : une quiche au cube. J'adore.

Elise a dit…

La direction d'acteurs de Cocteau était catastrophique... heureusement qu'il n'a touché à rien sur le tournage des Enfants Terribles. Ce film est miraculeux.

noémie a dit…

Oh je ne pense vraiment pas : je crois que sa direction d'acteur correspondait à un idéal très précis et complètement désuet, qui nous paraît aujourd'hui parfaitement ridicule. Jean Marais n'est vraiment pas un cas isolé dans le contexte...

Elise a dit…

Le problème étant que son maniérisme était déjà désuet à l'époque. C'est ce qui fait le charme de son écriture, mais je trouve la transposition cinématographique un peu hasardeuse.

Je suis consciente que ce débat est largement tributaire de mes propres goûts en la matière :)

noémie a dit…

En 1946 ? L'année de l'Affaire du collier de la Reine, du Capitan, de La Mélodie du Bonheur et de La vie est belle ? Ah non, je crois qu'on était bien dedans. Je te concède qu'il commençait à y avoir des antimodèles à succès ( C'est l'année du Grand Sommeil, aussi, je crois), et il y avait Gérard Philippe (mais qui n'a jamais représenté une tendance, précisément) et il est vrai que Cocteau, au cinéma, comme ailleurs (sauf peut-être en poésie, ou moins) a toujours joué sur des raffinements poétiques un peu désuets, conscients et parfaitement cohérents me semble-t-il lorsqu'il s'agit d'adapter un conte à l'écran. Mais ce maniérisme d'acteur, non vraiment, on était encore en plein dedans.

Après, il n'est guère étonnant qu'il te heurte, comme il n'est guère étonnant qu'il me charme. ^^

Elise a dit…

Quand je vois Les Enchaînés ou Les Tueurs, qui datent de 46 aussi, je me dis qu'il y avait une forme de réaction palpable dans le cinéma français d'après-guerre, dans la mesure où le jeu était moins entravé avant (dans La Grande Illusion par exemple).

Après, je suis absolument d'accord sur la nécessité de la distanciation qu'il opère par rapport au réel pour rendre compte de la dimension onirique du conte.

N'empêche que voir Jean Marais écarquiller des yeux dans son legging, ça me donne le fou rire.

noémie a dit…

Oui oui, c'est ce que je disais : on parle d'une période où les antimodèles sont déjà là, mais coexistent encore avec les modèles. C'est parfaitement contradictoire et vraiment passionnant.

Même genre 4 ans plus tôt, il y a aussi Alain Cuny dans Les visiteurs du soir. Type sourcils froncés + je ne desserre pas les dents : il est très très bon. ^^

Elise a dit…

Il faudra tout de même nous battre.

J'aurais mauvaise conscience d'avoir échangé ma grand-mère contre un pokémon pour rien...